Avis | L’instant présent

L’instant présent – Guillaume Musso

433 pages

« Souviens-toi que l’on a deux vies. La seconde commence le jour où on se rend compte que l’on n’en a qu’une. »

« Pour payer ses études d’art dramatique, Lisa travaille dans un bar de Manhattan. Elle y fait la connaissance d’Arthur Costello, un jeune médecin urgentiste. En apparence, il a tout pour plaire. Mais Arthur n’est pas un homme comme les autres. Deux ans plus tôt, il a hérité de la résidence de son grand-père : un vieux phare isolé dans lequel une pièce a été condamnée. Malgré sa promesse, il a choisi d’ouvrir la porte, découvrant une vérité bouleversante qui lui interdit de mener une vie normale. Sa rencontre avec Lisa va tout changer et lui redonner une raison d’espérer. Dès lors, Arthur et Lisa n’ont qu’une obsession, déjouer les pièges que leur impose le plus impitoyable des ennemis : le temps.»

Un suspense psychologique vertigineux au final stupéfiant.

« Guillaume Musso persiste et signe. Il est bien le maître du suspense. » Le Figaro

Comme tous les livres de Musso, l’un de mes auteurs favoris, j’ai dévoré L’instant présent. Comme à son habitude l’auteur nous propose une lecture simple mais pleine de suspens, attrayante et qui se lit facilement.

Même si la quatrième de couverture laisse penser à une romance, le livre traite en réalité davantage d’une enquête surnaturelle. Je trouve cela vraiment dommage que la quatrième de couverture du livre (ou en tout cas celle de l’édition que j’ai lue) ne reflète pas totalement l’histoire.

L’histoire a happé mon attention dès les premières pages. Elle devient rapidement intéressante et le mystère s’épaissit de pages en pages. Cette brume et ce secret persistant amène le lecteur à échafauder tout un tas de théories… Théories qui ne sont jamais les bonnes. La fin est surprenante mais peut-être un peu trop poussée et farfelue.

J’ai trouvé le personnage d’Arthur très attachant. Sa relation avec son grand-père est touchante, les deux personnages étant liés par un même secret (je n’en dis pas plus). Les sentiments des différents personnages sont forts – la solitude et la colère de Lisa ainsi que la détresse d’Arthur et de Sullivan, son grand-père par exemple – et on les comprend au fur et à mesure de la lecture.

De plus, la morale de cette histoire est vraiment belle. Pour les intéressés je vous mets un extrait de critique que j’aime tout particulièrement (attention, spoiler).

[L’extrait vient de ce blog]

«  Ce que ce livre veut nous faire comprendre, est que la seule menace n’est pas le destin, mais soi-même. Ce qui menace Arthur dans sa vie réelle n’est pas un homme qui rôde autour de sa femme, mais lui, homme trop occupé et égoïste pour s’apercevoir que sa femme veut lui offrir un cadeau. C’est donc une analogie : dans sa vraie vie, il aurait dû profiter de tout ce qu’il avait, ne pas douter, et dans son livre, il doit profiter également, car rien n’arrête jamais le temps. Ce qui nous renvoie au titre qui prend tout son sens : L’Instant présent. »

Même si elle était très agréable, cette lecture ne me laissera pas un souvenir impérissable.

E X T R A I T

Je vous partage un seul extrait puisqu’il est assez long. J’ai choisi celui-ci car je l’ai trouvé assez marquant. Il s’agit des toutes premières pages du roman.

1971

« – N’aie pas peur, Arthur. Saute ! Je te rattrape au vol.
– Tu… tu es sûr, papa ?
J’ai cinq ans. Les jambes dans le vide, je suis assis sur le plus haut matelas du lit superposé que je partage avec mon frère. Les bras ouverts, mon père me regarde d’un oeil bienveillant.
– Vas-y, mon grand !
– Mais j’ai peur…
– Je te rattrape, je t’ai dis. Tu fais confiance à ton père, hein, mon grand ?
– Ben oui…
– Alors, saute, champion !
Pendant quelques secondes encore, je dodeline de ma tête ronde. Puis, avec un large sourire, je m’élance dans les airs, prêt à m’accrocher au cou de l’homme que j’aime le plus au monde.
Mais au dernier instant, mon père, Frank Costello, recule volontairement d’un pas, et je m’étale de tout mon long. Ma mâchoire et mon crâne heurtent douloureu0sement le parquet. Sonné, il me faut un moment pour me relever. J’ai la tête qui tourne et l’os de la pomette enfoncé. Avant que je fonde en larmes, mon père m’assène une leçon que je n’oublierai jamais:
– Dans la vie, tu ne dois faire confiance à personne, tu comprends, Arthur ?
Je le regarde, terrifié.
– A PERSONNE ! répète-t-il avec un mélange de tristesse et de fureur contre lui-même. Pas même à ton propre père ! »

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