Avis | Petits secrets, grands mensonges

Petits secrets, grands mensonges – Liane Moriarty

576 pages

« Jane, mère célibataire, vient d’emménager à Sydney avec son petit garçon et un secret qui est le sien depuis cinq ans. Le jour de la rentrée scolaire, elle rencontre Madeline, un personnage haut en couleur avec lequel il faut compter – elle se souvient de tout et ne pardonne jamais – et Céleste, une femme à la beauté époustouflante mais qui, paradoxalement, est toujours mal à l’aise. Elles prennent toutes deux Jane sous leur aile, en faisant attention de dissimuler leurs propres secrets. Cependant, quand un simple incident impliquant les enfants de chacune des trois femmes survient à l’école, les choses s’enveniment : les commérages vont bon train, les rumeurs empoisonnées se propagent jusqu’au point où il est impossible de démêler le vrai du faux. »

J’ai fait la découverte de ce bouquin, enfoui dans la valise de mon très cher père, en pleines vacances d’été ; période pendant laquelle j’ai beaucoup de temps libre. J’en ai profité pour dévorer de nombreux romans dont celui-ci. Autant vous le dire tout de suite, cette lecture a été un véritable coup de cœur et la saison de l’été s’y prêtait parfaitement.

L’histoire met en scène plusieurs femmes qui vivent en banlieue chic et mènent une vie parfaite, tout du moins en apparence. Toutes, bien qu’elles soient très différentes, vont être amenées à se côtoyer et vont même se retrouver liées par un terrible secret. Big Little Lies -de son titre original- est une sorte de Desperate Housewives au sein d’une école maternelle avec des amitiés, des disputes, des commérages et, au milieu de tout cela, un mort. Je savais par avance que le mélange entre thriller inhabituel, presque ludique et ambiance à la Desperate Housewives allait me plaire et je ne me suis pas trompée.

Le style d’écriture de l’auteure est clair, limpide et très agréable à lire. C’est à la fois simple et bien écrit. Même s’il n’y a pas beaucoup d’action, cela n’empêche pas la lecture de contenir une bonne dose de suspens.

Les personnages, bien que multiples, sont tous attachants à leur façon. Tous possèdent leur spécificités et caractères propres. Tous entretiennent des liens avec chacun. La psychologie de chaque personnage est approfondie ce qui rend certains personnages d’autant plus attachants. L’auteure a également pris le temps de s’attarder sur le vécu et passé de certains d’entre eux (je pense notamment à Jane). Pour prendre un exemple concret, l’auteure nous dévoile les pensées les plus intimes des personnages dont celui de Céleste. Ainsi, on comprend mieux ses émotions et on parvient même à se les imaginer voire les ressentir. Je m’attarde sur Céleste car c’est le personnage qui m’a le plus touché mais tous (du moins tous les personnages principaux car il y a vraiment beaucoup de personnages en réalité) sont réellement intéressants et complexes. Les histoires de Céleste, Jane et Madeline sont toutes les trois touchantes à différents niveaux et ne vous laisseront pas insensibles. Chacune possède ses propres problèmes greffés à leur quotidien de maman au premier abord idyllique. Toutes trois surmontent des problèmes plus ou moins graves et se montrent très fortes.

Petits secrets, grands mensonges est une lecture à l’apparence simple. Limpide à lire. D’innocents commérages entre voisines. Des petites prises de bec entre mamans. Rien de bien méchant en somme. Mais à travers le récit, l’auteure parvient à nous toucher et évoquer une variété de sujets bien plus profonds comme le harcèlement scolaire, la monoparentalité ou bien l’adultère. Liane Moriarty nous offre toute une réflexion sur des sujets difficiles à traiter ainsi que sur les apparences qui sont bien souvent trompeuses..

E X T R A I T S

« Voyez, rien ne sert d’être obsédé par l’âge. J’ai peut-être quarante ans, mais il y a des gens qui m’aiment. »

« – Si j’étais un peu grassouillette et pas particulièrement jolie, en quoi ce serait un problème ? Pourquoi c’est si terrible, si dégoutant ? Pourquoi faut-il que ce soit la fin du monde ? (…)
– C’est parce que l’idée que nous, les femmes, on se fait de notre propre valeur, repose entièrement sur notre physique, dit Jane. Voilà pourquoi. Nous vivons dans une société obsédée par la beauté, un monde qui considère que le plus important pour une femme, c’est de faire en sorte d’être séduisante pour les hommes. »

« Rien de plus facile que de raconter des mensonges, lorsque ceux que vous aimez en dépendent. »

« Ceux que nous chérissons ne meurent jamais, ils nous accompagnent chaque jour. »

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