Avis | La légende de Larry Hoover

La légende de Larry Hoover – Alan Alfredo Geday

358 pages

« Sous le pont de Brooklyn, c’est le lieu de l’interdit. C’est aussi le lieu où l’on discute de la fausse démocratie. Le lieu des complots, des menaces, des espoirs et des secrets. Le lieu des gens de rien qui veulent faire changer le cours des choses. Des gens en colère ou en perdition. Les réunions, on les fait en cachette, parfois même à la sauvette lorsque l’on entend une sirène qui approche. Les policiers font la ronde et embarquent quelquefois des ennemis de l’ordre social, ou tout du moins des noirs qui restent trop tard hors du ghetto et qui se rassemblent autour d’un baril. Personne ne sait ce qui s’est déroulé par le passé sous le pont de Brooklyn. Il y a bien des légendes et des rumeurs, mais seule l’East River connaît la vérité. C’est l’histoire des bas-fonds qui se chante dans le frémissement de l’eau. »

Dans ce roman poignant, l’auteur nous ramène des années en arrière dans une période lointaine mais qui résonne pourtant encore en nous. Embarquez pour un bond dans le temps direction les États-Unis des années 60.

Larry Hoover est un adolescent noir âgé de 17 ans. Il est né à Harlem et d’une morosité contagieuse. Ce personnage est captivant et son évolution progressive constitue le fil rouge du récit. Mais cet écrit est bien plus que l’histoire de Larry et de sa famille. Il relate l’histoire malheureuse et révoltante de toute une population à travers les thématiques de l’injustice, du racisme, de la guerre, du combat et des droits. Cet ouvrage fictif à toile historique retrace avec force la ségrégation endurée par la population afro-américaine. La plume est belle mais incisive et douloureuse. (Pour être honnête, le résumé à lui seul avait déjà suffi à me captiver et me serrer le cœur. Je ne me lasse toujours pas de la dernière phrase, si bien écrite). Les émotions font surface. Pour autant, le roman n’est pas larmoyant ; il est vrai. Le lecteur est indigné, touché, saisi et absorbé.

Je recommande fortement.

Je pense prêter ce livre à mon père, particulièrement friands de romans historiques. S’il me fait un retour j’étayerai cette chronique de ses remarques.

V I D E O

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