Avis | Musc

Musc – Claire Poirson

86 pages

« Quel est le masculin de « muse » ? Il n’y en a pas. La muse est nécessairement femme ; c’est ce que nous inculque la langue française. Et depuis Pétrarque, c’est ce que l’histoire poétique a choisi de garder. »

🥀🔥

« Quel est le masculin de « muse » ? J’ai opté pour « musc » : le musc est un parfum animal, entêtant, curatif, excitant. Ce recueil est un ensemble de textes dédiés à quelques-uns des hommes qui ont jalonné ma vie : de la rencontre d’un soir à l’amour passion, de l’érotisme brut à l’amour doux, j’ai voulu y témoigner de mon histoire de femme. Je remercie mes muscs de m’avoir prêté leurs plumes. »

Un recueil passionné et passionnant.

Claire Poirson rend hommage à travers ce recueil aux muses au masculin, aux hommes qui ont traversés sa vie. Le sujet s’annonce original : une femme parlant d’hommes (et non l’inverse) et de désir. Une houle ardente synonyme de renouveau.

Le feu de la passion brûle les pages et décore les corps. L’air approvisionne les poumons pour apporter un souffle nouveau, inédit. Dans son recueil, l’auteure fait preuve d’audace et d’originalité. Ses poèmes suintent de désir et d’une beauté animale qui oscille entre fantasme brutal et douceur. Les mots sont beaux. Les textes variés et rangés dans des catégories portant le nom des éléments. Il y en a pour tous les goûts même si le fil rouge demeure le désir.

L’auteure maîtrise les codes poétiques, les alterne et nous transporte. J’ai rigolé (grâce au poème Précoce), ai été parfois désarçonnée mais j’ai toujours adoré entamer un nouveau poème et me laisser porter par les vagues d’un érotisme exprimé. J’ai été charmée, parfois bouleversée, agréablement surprise et même séduite.

En conclusion, cette lecture a fait vivre en moi une poésie puissante et m’as permis de sortir des sentiers battus, pour mon plus grand plaisir.

Je remercie grandement l'auteure pour cette envoi ainsi que pour sa confiance.

E X T R A I T
Arrières-pensées

« Je veux croquer les lignes de ta nudité
Descendre mes regards vers tes hanches galbées
Dessiner les contours de ton arrière-plan
Car mon désir pour toi n’est pas sans fondement

Nu sous ton pantalon tu me souris, serein
La chute de tes reins, cascade de peau douce
Conduit mes yeux, mes mains, sur un autre terrain
Je veux toucher le fond et mon désir me pousse

Dévêtues promptement, tes formes m’apparaissent
Mes mains glissent enfin sur ta croupe saillante
Muscles fins et bombés aux rondeurs enivrantes
La courbe de mes yeux fait le tour de tes fesses. »

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