Avis | Life In Debug Mode (tome 1)

Life in Debug Mode: Tome 1 – Yann Piquet

308 pages

« Et si la mort était une seconde chance ? Lorsque Lilian trouve la mort au cours d’un incendie et a la possibilité de se réincarner dans un nouveau monde, il y voit l’opportunité de vivre enfin selon sa véritable nature : c’est sous la forme d’une fillette de dix ans, prénommée Lilianne, qu’il choisit de renaître. Alors que le processus de réincarnation se révèle plus complexe que prévu, Lilianne reçoit depuis l’au-delà les conseils d’un assistant vocal. Grâce à son aide, elle apprend peu à peu à maîtriser la magie, la botanique et la médecine, et développe des talents de guérisseuse exceptionnels. Aux côtés de Tuc et Laï, des jumeaux qu’elle a arrachés aux griffes d’impitoyables bandits, Lilianne découvre son nouvel univers et les nombreux dangers qu’il recèle. Ses pouvoirs seront-ils suffisants pour affronter les démons, les monstres et les maladies mystérieuses qui se dresseront sur sa route ? »

Lilian est un homme englué dans la routine « métro, boulot, dodo ». Suite à un incident, sa vie va se trouver bousculée… et prendre subitement fin. Néanmoins, l’histoire ne s’arrête pas là puisque Lilian va se réveiller dans un monde transitionnel unique qui lui ouvrira les portes de la résurrection. Ce premier tome prometteur relate les péripéties qui en découlent. Il mêle aventures et magie dans un récit inspiré de l’Isekai japonais.

L’Isekai désigne un genre de fantasy ayant pour sujet l’arrivée d’un personnage dans un nouvel univers, généralement imprégné de magie.

Le début de ma lecture m’a déstabilisée puisque je ne savais pas trop à quoi m’attendre, ne m’étant pas informée avant ma lecture (j’aime toujours autant être surprise au fil des pages). J’avais peut-être une petite appréhension puisque la fantasy n’est a priori pas mon style de prédilection. J’ai plongé dans l’inconnu et cette virée m’a beaucoup plu.

L’univers est extrêmement riche et se tient. Il prend forme au fur et à mesure pour se concrétiser et devenir plausible. D’ailleurs, une présentation davantage détaillée du duché de Mädukr est visible sur le site de la saga et prouve que l’auteur a mené un travail de fond et que son histoire est l’aboutissement d’une imagination fertile et réfléchie.

Le style d’écriture est fluide et facilement lisible. J’ai rapidement terminé le roman et ce sans avoir rencontré de longueurs. Les aventures s’enchaînent sans pour autant épuiser le lecteur et les mots ont filé à grande allure sous mes pupilles de lectrice.

On ressent l’influence japonaise non seulement dans le genre Isekai mais aussi dans la structure du roman. En effet, celle-ci emprunte au light novel japonais en parsemant à son tour des illustrations tout au long du récit. Celles représentant des paysages sont vraiment très jolies. Celles sur lesquelles des personnages sont présents sont davantage particulières. Mais toutes restent agréables et offrent un joli instant d’appréciation visuelle. Je vois toujours les illustrations dans les romans comme des bonus.

La thématique du questionnement identitaire est abordée délicatement pour toucher les jeunes lecteurs. L’auteur cherche à éveiller une prise de conscience. En effet, il n’a pas peur d’aborder la construction identitaire et le changement de sexe, tous deux souvent trop ignorés dans les romans jeunesse. Lillian laisse effectivement rapidement sa place à Lilianne qui se sentira alors bien plus en accord avec son corps. L’auteur nous partage ainsi son point de vue que je ne peux que rejoindre ; être à l’aise ou non dans son corps est un sujet important encore peu traité et j’adhère aux valeurs qui transparaissent dans l’écrit de Yann Piquet.

De plus, ce roman parle de tolérance et de différence à divers degrés puisque Lilianne est amenée à découvrir une culture qu’elle ne connaît pas. Le récit illustre la difficulté de s’adapter à des modes de vie et des morales qui ne nous appartiennent pas mais également la nécessité de faire l’effort de comprendre les personnes qui nous entourent.

Pour être brève, cette lecture a été très plaisante. Je recommande surtout le tome 1 de Life In Debug Mode aux jeunes adeptes de fantasy. J’ai été marquée par la grande recherche effectuée autour de l’univers et j’imagine sans soucis une suite à ce tome. Je terminerai ma chronique par ces mots : ne t’arrête pas à l’aspect auto-édition (qui rebute parfois à tort) et viens, aux côtés de Liliane, découvrir un nouveau monde qui ne te laissera pas indifférent.

Cette chronique est le fruit d'une lecture et d'une réflexion commandées par l'auteur - que je remercie grandement pour sa confiance

E X T R A I T S

5 extraits sont disponibles gratuitement sur le site de l’auteur. Je t’invite à les découvrir ici si le cœur t’en dis.

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